07 Septembre 2008    

La lettre d'août 2007

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Les DSI demain : challenges, métiers, organisation

Etude - la lettre d'août 2007

L’horizon futur du DSI

Il est tout d’abord important de comprendre dans quel environnement le futur DSI va évoluer. Les dépenses informatiques en France entre 2000 et 2005 sont passées de 66,8 B€ à 73,5B€, avec une relative stabilité de leur répartition :
 

Dépenses informatiques en France
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La croissance estimée par PAC de 2007 à 2001 sera entre 2,5% et 3,5% l’an.
Au-delà de ces chiffres qui reflètent une certaine stabilité, il faut relever des tendances de fond comme :

  • la progression constante de l’intelligence « embarquée » dans les divers systèmes utilisés par l’entreprise. C’est le cas du RFID, par exemple. On attend là une croissance de 3 à 7% l’an.
  • l’alignement entre SI et processus métiers, le BPM, c’est un secteur de progression important (entre 5 et 10%).
  • le management des systèmes d’information existants qui est stable, voire à la baisse, avec toutefois une hausse constante de la sous-traitance (entre 2 et 5%).

Une des tendances constantes est l’augmentation régulière du poids des fournisseurs. Ce phénomène risque de s’amplifier avec le papy boom qui commence réellement en 2008. Actuellement la progression est de +1% par an, ce qui nous amènerait à 44% en 2010. A titre comparatif, en 2007, le poids des fournisseurs dans les budgets IT représente 45% en UK et 51% aux USA.

Les domaines d’investissement

Le schéma ci-dessous résume les principaux domaines d’investissement qui paraissent les plus probables.
 

Domaines d'investissement et tendances
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Paradoxalement, l’architecture et SOA dont on fait grand cas ne figurent pas dans les investissements les plus importants, pas plus que le domaine Finance en général ou le back-office de l’ERP.
Apparaissent en forte croissance les domaines liés au commerce et aux services (CRM relations clients, relations partenaires, monétique, applications correspondantes), les systèmes embarqués et, de façon générale le couplage entre SI et Métiers.

Les missions à venir pour le DSI

Le futur DSI devra tenir essentiellement trois rôles, gestionnaire de moyens, médiateur entre l’entreprise et les technologies et stratège.
- un gestionnaire de moyens
Ce rôle serait plutôt à la baisse, dans la mesure où beaucoup a déjà été fait et que le DSI s’inscrit dans une tendance quasi historique. La poussée irréversible de l’externalisation doit s’accompagner de réduction des coûts à condition de développer de véritables stratégies d’achat et une vigilance appropriée dans la gestion des contrats.
Par ailleurs, l’industrialisation croissante des processus, que ce soit en exploitation ou dans les projets reflète une maturité des DSI.
- un médiateur entre l’entreprise et les technologies
La technologie envahit les métiers et le DSI devra sans doute passer du rôle de sachant au rôle de réducteur de complexité. En effet, le véritable moteur de l’innovation technologique passe à présent par le grand public et les maîtrises d’ouvrage sont donc largement informées et deviennent capables d’imaginer les apports stratégiques de la technologie pour leurs activités. Il reste à la fois à effectuer une médiation entre une vision parfois sommaire des incidences d’une nouvelle technologie et les applications à développer. Ceci va avec un rôle essentiel et en pleine croissance de garant de l’urbanisation globale du SI, y compris les systèmes avec intelligence embarquée.
- un stratège
Le DSI doit devenir un véritable stratège fédérateur pour prendre en compte l’innovation technologique au service des métiers et des usages. La diversification des usages, des canaux de communication, des utilisateurs doit faire l’objet d’une veille concurrentielle permanente.

Conséquences sur l’organisation de la DSI

La gestion des moyens allant de plus en plus vers la sous-traitance et l’externalisation, il est nécessaire de développer une bonne capacité d’achats et, surtout, de pilotage des contrats. Ceci renvoie à une exigence forte de qualitatif dans les ressources internes affectées à cette gestion.
La médiation entre l’entreprise et les technologies est souvent un véritable casse tête. L’urbanisation du SI qui a déjà été fortement perturbée par la convergence entre SI et Télécoms doit prendre en compte les systèmes embarqués.
L’exigence de qualité s’accroît sans cesse à mesure que l’on intègre des technologies nouvelles dans des processus métiers qui n’avaient pas auparavant la même vulnérabilité. La promesse de performance, pour être tenue, doit s’accompagner de la qualité des SI.
Enfin, l’émergence des clients des entreprises en tant qu’utilisateurs des systèmes d’information (e-business) pose de nouvelles exigences de qualité, voire de modèle économique (centre d’appel, gestion des réclamations, etc.).
Sur le plan de la stratégie et de l’innovation, il est nécessaire d’avoir de plus en plus de spécialistes mais aussi de consultants ayant une vision transverse de l’entreprise et des processus métiers. Là aussi, la question de la sous-traitance se pose. Il faut à la fois avoir une vision des technologies tout en ayant une perception opérationnelle de leur utilisation dans les métiers.
 
En conclusion, le DSI du futur devra assurer un rôle complexe et multiforme. Pour le futur, priorité est donnée au qualitatif. La DSI a peut-être moins besoin de troupes que de corps d’élite.
 
Propos recueillis par Dominique Moisand, Administrateur de l’AFAI.


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