17 Mai 2008    

La lettre de mai 2008

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Entreprise, bien sous tout rapport recherche correspondant informatique idéal

Dossier - la lettre de mai 2008

LA CNIL ET L’AFCDP FAVORISENT LE RECRUTEMENT DE CORRESPONDANTS INFORMATIQUE ET LIBERTES (CIL)  À l’heure où la déontologie, la qualité de service et la déontologie deviennent des vertus indispensables d’entreprise, la nomination d’un responsable à la protection des données personnelles en interne devient un atout différentiateur.

Par Hubert d’Erceville, Guide informatique
« En un an le nombre de correspondants informatique a plus que doublé ». Pour Bruno Rasle, chargé de mission de l’Association française des correspondants aux données personnelles (AFCDP), « c’est la preuve que l’idée de veiller à la protection des données personnelles progresse rapidement dans les milieux professionnels ». Le nombre élevé des organismes, sociétés privées ou administrations, qui s’engagent dans cette voie en témoigne. En avril 2008, la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) identifiait près de 2.600 entités inscrites au programme, contre 2.100 fin 2007, et 800 en décembre 2006. Le nombre total de Correspondant informatique et liberté (CIL), lui, est inférieur : l’existence d’organismes sous forme de groupes avec des filiales, le fait que l’activité peut être réalisée en temps partiel, voire externalisée a sein d’un ensemble administratif, a pour conséquence le fait qu’un seul correspondant assume sa tâche auprès de trois entités en moyenne.

cnil afcdp evolution cil
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(Source : DR)

Légende : En avril 2008, la Cnil recense près de 800 Correspondants informatique et libertés (CIL), contre 650 fin 2007, 260 en 2006 et guère plus d’une dizaine en décembre 2005

Un mouvement à suivre


Les grandes entreprises publiques, celles du Cac 40 ou de l’assurance ont été promptes à nommer un CIL, comme la SNCF, la Banque de France, Axa ou Groupe Vedior. « Mais il y a aussi de nombreuses PME dont les dirigeants sont sensibles à la problématique des données », renchérit Bruno Rasle, comme Bull, les Apaves, ou Sauditex. Les gestionnaires de méga bases de données, les établissements financiers ou les sociétés de la distribution et du service au client ne devraient pas tarder à suivre le mouvement. Comme l’ont déjà fait les 3Suisses ou des Caisses d’épargne. Seule ombre au tableau : les collectivités locales, mairies, départements ou régions sont encore peu nombreuses dans la liste. C’est sur ces administrations que la Cnil compte mettre la pression dans les prochains mois.

cnil afcdp bruno rasle
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(Source : DR)

Légende : « Les entreprises de marketing direct ou les gestionnaires de mega bases de données devraient être plus nombreuses à se doter d’un CIL », estime Bruno Rasle, chargé de mission de l’AFCDP

L’image du CIL intéresse les décideurs


Car le premier avantage est d’ordre administratif. « Toute entité qui nomme un CIL est dispensée des formalités de déclaration des fichiers à la commission, sauf pour les traitements qualifiés de sensibles, toujours soumis à notre autorisation ou avis », rappelle Alex Türck, président de la Cnil. Mais l’image est un autre avantage qui commence à intéresser particulièrement les décideurs. À l’heure où la déontologie, la qualité du service ou le respect de la relation client s’affichent comme des vertus indispensables, la nomination d’un responsable à la protection des données personnelles en interne confère à un organisme une aura de bonne conduite.

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(Source : DR)

Légende : « Toute entreprise qui désigne un correspondant informatique montre ainsi qu’elle est sensible à la nécessité de plus en plus forte d’assurer une protection sur les données personnelles », met en avant, Alex Türck, président de la Cnil

Informaticien avant d’être déontologue ou juriste


Quant à l’identité du CIL, le profil d’informaticien est le plus répandu. C’est le plus évident quand il s’agit d’avoir une personne qui comprend les techniques des bases de données et les traitements qui sont faits. En second vient celui de déontologue, comme en témoigne Paul-Olivier Gibert. Président de l’AFCDP, et directeur de la sécurité et déontologue pour AG2R : « ma fonction de CIL pour les 21 personnes morales du groupe de Prévoyance me permet d’être confronté au quotidien à la nécessité de concilier les obligations légales et les impératifs découlant de l’activité ». Quant au juriste, même s’il maîtrise parfaitement les textes et la législation, il est moins prisé dans un rôle de pur correspondant. « Le CIL est impliqué dans tous les projets, il montre que les actions commerciales et tous les traitements de données se font dans le respect du droit.

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