11 Mars 2010    

Solutions globales, ERP

On peut considérer le système d'information de l'entreprise suivant 3 philosophies théoriquement contradictoires :

  • la gestion intégrée : qui vise à centraliser et coordonner les informations communes autour des ressources fonctionnelles (founisseurs, clients, reporting...),
  • la gestion par processus : qui privilégie le but à atteindre (généralement en créant des chaînes de production, depuis la prévision du produit, sa commande et ses matières premières jusqu'à la livraison, voire le SAV),
  • l'informatique distribuée : qui permet à une application de découvrir les applications qui l'entourent et sont autant de services autonomes auquels elle peut s'adresser.

L'ERP (Enterprise Resource Planning) ou PGI (Progiciel de Gestion Intégré) constitue pour l'entreprise une plate-forme unique susceptible de couvrir la quasi-totalité des fonctions informatiques. Ses caractéristiques principales sont :

  • modules couvrant chaque besoin de l'entreprise en matière d'informatique.
  • prise en compte des dépendances existant entre les différents traitements.
  • centralisation des informations dans une ou plusieurs bases de données communes.
  • universalité (multi-sites, multi-sociétés, multi-pays, multi-devises).

Bien plus que remplacer les différentes applications du système d'information par un unique système plus cohérent, le rôle de l'ERP est de permettre le pilotage de l'entreprise (d'où son nom anglais : Enterprise Ressource Planning).

Quelles sont les bonnes pratiques et quelle stratégie adopter en matière d'implémentation de SAP dans l'entreprise ?
Le cabinet ASK propose un examen de la maturité de l'entreprise en 5 niveaux. identifiés lors d'une précédente étude de bonnes pratiques.

SAP est désormais au coeur des SI de beaucoup d'entreprises. Mais est-il totalement opérationnel et tire-t-on du système le maximum souhaitable ?
Pour le vérifier, on peut effectuer un audit en se basant sur des indicateurs clés, les KPI. Mieux, on peut comparer avec le fonctionnement des systèmes équipant des structures comparables : c'est le benchmarking.
Quatre critères peuvent être examinés : coûts, performance, productivité et qualité.
Le point qui se distingue est le taux de développements spécifiques et plus surprenant, le taux de développements spécifiques non utilisés.

ABAP, le langage de programmation de SAP assure sa portabilité.
Yann Szwec, auteur du livre SAP et ABAP chez ENI nous en fait ici une présentation.
A noter que ce livre est l'un des rares en français sur SAP et le seul sur ABAP.

L'EAI est une plate-forme qui permet de réunir les applications existantes d'une entreprise autour d’un moteur d’intégration d’applications commun (le middleware). Il se charge des échanges de données entre-elles.
L'EAI permet de fédérer des applications qui n'avaient pas été conçues pour dialoguer entre-elles, il limite le nombre des interfaces et facilite l'évolution du système.

Le BPR (Business Process Reengineering) est un processus consistant à revoir en profondeur le mode de fonctionnement de l’entreprise. L’activité, jusqu’alors spécialisée verticalement (par type d'activité) est désormais organisée horizontalement pour satisfaire au mieux les besoins du client.

Méthode et outil d'analyse et de modélisation des procédures de production de l'entreprise, le BPM concerne trois activités :

  • la modélisation des processus,
  • la simulation,
  • le contrôle de la performance.

Le workflow concerne l'analyse, la modélisation et l'automatisation des flux d'information dans l'entreprise.
Il s'appuie sur des outils informatiques automatisant la circulation des documents. Il permet ainsi d'organiser dynamiquement les tâches au sein d'un cheminement documenté, planifié, contrôlable en permanence et aisément adaptable au gré des évolutions de l'environnement.

Le principe de la gestion par processus répond à la volonté de piloter globalement la réponse de l'entreprise aux demandes de ses clients. Qualité et réactivité sont des indicateurs clés de l'efficacité des processus.
La démarche d'externalisation répond, elle, généralement à d'autres impératifs (réduction des coûts, passage de coûts fixes à des coûts variables, technicité, etc.) qui peuvent se trouver en contradiction avec l'optimisation des processus.
L'externalisation ne risque-t-elle pas de handicaper la performance des processus ?
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